Arrêter de courir toute la journée sans savoir pourquoi

30/01/2026
11 min de lecture
Mieux s’organiser au quotidien

Courir toute la journée, enchaîner les ateliers, répondre à tout le monde, ne jamais s’arrêter… et rentrer chez soi vidé.e en ayant pourtant l’impression de ne jamais en faire assez.

Si cette sensation vous est familière, cet article est pour vous.

Aujourd'hui, on met des mots sur cette course permanente devenue « normale » en EHPAD.

Vous allez apprendre à repérer les courses inutiles, à ralentir consciemment sans culpabiliser, et à réorganiser vos journées pour créer de l’espace, de la présence et du souffle.

Un article profondément libérateur, qui vous rappelle une chose essentielle : vous n’êtes pas un hamster dans une roue.

Vous êtes un être humain.

Et vous avez le droit de marcher, même au travail.

Est-ce que ça vous parle :

Vous arrivez à 8h. Et vous commencez à peine à poser vos affaires que déjà, ça démarre.

Mme Dupont vous intercepte dans le couloir, elle a besoin de vous parler. Vous lui promettez de revenir. Vous filez préparer l'atelier de 9h. Sauf que le matériel n'est pas là où vous l'aviez laissé. Vous cherchez. Vous trouvez. Vous installez à la va-vite. Les résidents arrivent.

Vous animez en pensant déjà à l'atelier de 10h30. Qui se finit en retard. Vous n'avez pas eu le temps de ranger. Vous foncez à la pause déjeuner que vous engloutissez en 10 minutes parce qu'il faut préparer l'après-midi.

L'atelier de 14h. Celui de 15h30. Entre les deux, un résident qui a besoin de vous, une famille à qui parler, un dossier à remplir, un appel à passer.

Et le soir, vous sortez de l'EHPAD épuisé(e). Vidé(e). La tête qui tourne. Les jambes lourdes. Le cœur qui bat trop vite.

Vous vous dites : « C'était une journée de fou. »

Sauf que voilà : ce n'était pas une journée exceptionnelle. C'était une journée normale. Parce que vous courez. Tout le temps. Tous les jours. Du matin au soir. Sans vous arrêter. Sans même vous demander pourquoi.

Aujourd'hui, on va parler de ça. De cette course permanente qui vous use, qui vous vide, qui fait que vous n'avez jamais l'impression d'en faire assez même quand vous avez tout donné. On va comprendre pourquoi vous courez. Et surtout, on va voir comment reprendre la maîtrise de votre rythme.

Parce que vous n'êtes pas un hamster dans une roue. Vous êtes un être humain. Et vous avez le droit de marcher. Même au travail.

Pourquoi vous courez (et pourquoi ça ne sert à rien)

L'illusion de la productivité

Il y a cette croyance profondément ancrée dans notre société : plus on court vite, plus on est productif. Plus on fait de choses, mieux c'est. Plus on remplit sa journée, plus on est efficace.

C'est faux. Complètement faux. Mais vous y croyez quand même, n'est-ce pas ?

Vous pensez que si vous ralentissez, vous allez prendre du retard. Que si vous ne faites pas tout, tout de suite, maintenant, ça ne sera jamais fait. Que si vous vous arrêtez deux minutes, vous êtes en train de « perdre du temps ».

Alors vous courez. Vous enchaînez les tâches. Vous sautez d'une activité à l'autre. Vous zappez entre les urgences. Vous confondez vitesse et efficacité.

Mais laissez-moi vous raconter quelque chose. J'ai vu deux animatrices, appelons-les Sophie et Marie.

Sophie court toute la journée. Elle fait 15 activités par semaine. Elle ne s'arrête jamais. Elle est partout à la fois. À la fin de la semaine, elle est épuisée. Les résidents ont participé aux activités, certes, mais aucune n'était vraiment de qualité. Sophie était trop speed, trop pressée. Les résidents l'ont sentie stressée. L'atmosphère était tendue.

Marie fait 8 activités par semaine. Elle prend le temps. Elle s'installe, elle respire, elle est vraiment présente avec les résidents. Ses ateliers durent parfois plus longtemps que prévu parce qu'elle laisse les échanges se faire. À la fin de la semaine, elle est fatiguée, oui, mais pas épuisée. Et les résidents ? Ils ont vécu des vrais moments. De vrais rires. De vraies connexions.

Question : qui est la plus productive ? Sophie qui a fait 15 activités médiocres ? Ou Marie qui en a fait 8 magnifiques ?

La productivité, ce n'est pas la quantité. C'est la qualité de ce que vous apportez. Et vous ne pouvez pas apporter de la qualité si vous courez tout le temps.

Les vraies causes de la course permanente

Bon, alors pourquoi vous courez ? Vraiment ?

D'abord, parce qu'on vous demande de courir. Le manque de personnel. Les restrictions budgétaires. Les exigences administratives. Votre direction qui veut « du dynamisme », « de l'animation », « de l'occupation ». Les familles qui veulent voir leurs proches « stimulés ».

Tout le monde attend que vous fassiez plus. Toujours plus.

Alors vous courez pour répondre à ces attentes. Même quand elles sont irréalistes, et même quand elles vous tuent à petit feu.

Ensuite, parce que vous culpabilisez. Vous vous dites que si vous ne faites pas tout, vous êtes un(e) mauvais(e) animateur/trice. Que si M. Bertrand s'ennuie dans sa chambre pendant que vous prenez 5 minutes pour souffler, c'est de votre faute. Que si vous ralentissez, vous « abandonnez » les résidents.

Cette culpabilité, elle vous pousse à en faire toujours plus. À courir toujours plus vite. Pour prouver quoi ? Que vous êtes dévoué(e). Que vous méritez votre salaire. Que vous êtes « à la hauteur » ?

Enfin, parce que vous avez peur du vide. Peur de ces moments où il ne se passe rien. Peur du silence. Peur de vous retrouver face à vous-même. Alors vous remplissez. Vous enchaînez. Vous courez pour ne pas avoir à vous arrêter.

Mais voilà le problème : toutes ces raisons ne justifient pas de vous détruire. Toutes ces raisons ne valent pas votre santé, votre énergie, votre bien-être.

Le prix à payer (physique et mental)

Courir tout le temps, ça a un coût. Un coût énorme. Que vous ne voyez pas toujours sur le moment, mais qui finit toujours par se présenter.

Le coût physique :

Votre corps est en mode urgence permanent. Votre système nerveux sympathique est sur-activé. Résultat ? Tensions musculaires, maux de dos, maux de tête, troubles du sommeil, problèmes digestifs, fatigue chronique...; Votre corps vous envoie des signaux. Mais vous n'écoutez pas. Vous courez.

J'ai connu des animateurs qui sont tombés malades. Vraiment malades. Burn-out. Arrêt maladie de plusieurs mois. Parce qu'ils ont couru trop longtemps, trop vite, sans jamais s'arrêter.

Le coût mental :

Votre cerveau n'a jamais le temps de décompresser. Vous êtes en multi-tâches permanent. Vous pensez à 15 choses à la fois. Vous n'êtes jamais vraiment présent(e) nulle part parce que vous pensez déjà à la prochaine tâche.

Résultat ? Anxiété. Irritabilité. Difficultés de concentration. Perte de mémoire. Sentiment de ne jamais en faire assez. Impression d'être débordé(e) en permanence. Et petit à petit, une perte de sens. « Pourquoi je fais tout ça ? » vous vous demandez. Mais vous n'avez même pas le temps de chercher la réponse. Parce que vous courez.

Le coût relationnel :

Quand vous courez, vous ne pouvez pas créer de vrais liens. Avec les résidents, vous êtes efficace mais distant(e). Avec vos collègues, vous n'avez pas le temps d'échanger vraiment. Avec votre famille, vous rentrez vidé(e), vous n'avez plus d'énergie.

Vous devenez une machine. Et les machines ne créent pas de lien. Elles exécutent des tâches.

Alors oui, peut-être que vous « faites » beaucoup de choses. Mais à quel prix ?

Plan d'actions pour reprendre le contrôle de votre rythme

Bon, ça suffit. On arrête de courir. Ou en tout cas, on arrête de courir pour rien. Voici comment faire.

Identifier les courses inutiles (ou comment arrêter de courir pour rien)

Première étape : comprendre où vous perdez du temps et de l'énergie inutilement.

Parce que oui, une partie de votre course, elle est inutile. Elle ne sert à rien. Elle ne fait plaisir à personne. Elle n'améliore la vie de personne. Vous courez juste parce que...; vous avez toujours couru.

Exercice pour cette semaine :

Prenez un carnet. Pendant une semaine, notez chaque fois que vous vous sentez pressé(e), stressé(e), en train de courir. Et notez : pour quoi ?

À la fin de la semaine, regardez vos notes. Et posez-vous ces questions pour chaque « course » :

  • Est-ce que c'était vraiment urgent ?

Souvent, on confond urgent et important. Urgent, ça veut dire « ça doit être fait maintenant ». Important, ça veut dire « ça compte vraiment ». Beaucoup de choses que vous traitez en urgence ne sont en réalité ni urgentes ni importantes.

  • Est-ce que c'était vraiment nécessaire ?

Vous avez peut-être couru pour faire quelque chose qui n'avait pas besoin d'être fait. Ou qui aurait pu être fait différemment. Ou qui aurait pu ne pas être fait du tout sans que ça change quoi que ce soit.

  • Est-ce que ça aurait pu attendre ?

Vous avez peut-être interrompu ce que vous faisiez pour traiter quelque chose qui aurait très bien pu attendre 30 minutes, 2 heures, ou demain.

  • Est-ce que ça m'appartient vraiment ?

Vous avez peut-être couru pour résoudre un problème qui n'était pas le vôtre. Pour faire quelque chose que quelqu'un d'autre aurait dû faire. Parce que vous avez du mal à dire non. Parce que vous voulez bien faire.

Les courses inutiles les plus courantes :

  • Les interruptions constantes : Vous êtes en train de faire quelque chose, quelqu'un vous interpelle, vous laissez tout tomber. Sauf que 80% de ces interruptions pourraient attendre.
  • Le perfectionnisme : Vous passez 45 minutes à faire une fiche d'activité parfaite alors qu'une version simple aurait très bien fait l'affaire.
  • Les tâches « parce qu'on a toujours fait comme ça » : Vous faites certaines choses par habitude, sans vous demander si elles servent encore à quelque chose.
  • Les urgences des autres : Votre collègue a un problème, vous laissez tout tomber pour l'aider. Alors que ce n'est pas votre rôle, et que ça aurait pu attendre.
  • La sur-préparation : Vous préparez tout dans les moindres détails alors que vous savez très bien que ça ne se passera jamais exactement comme prévu.

Une fois que vous avez identifié vos courses inutiles, éliminez-les. Décidez consciemment de ne plus les faire. Dites non. Simplifiez, déléguez et acceptez l'imperfection.

Ralentir consciemment (l'art de la décélération volontaire)

Maintenant qu'on a éliminé les courses inutiles, on va aller plus loin. On va apprendre à ralentir volontairement.

Je sais, ça fait peur. Vous vous dites : « Si je ralentis, je ne vais jamais y arriver. » Mais c'est exactement l'inverse. Plus vous ralentissez, plus vous êtes efficace.

Pourquoi ? Parce que quand vous ralentissez, vous êtes vraiment présent(e). Vous faites une chose à la fois. Vous la faites bien. Vous ne perdez pas de temps à revenir dessus, à corriger, à recommencer.

Voici comment ralentir consciemment :

1. Respirez entre chaque tâche

Littéralement. Vous finissez une activité ? Prenez 30 secondes. Asseyez-vous. Respirez profondément trois fois. Puis passez à la suivante. Ces 30 secondes ne vous feront pas prendre de retard. Au contraire, elles vous permettront d'arriver plus calme, plus présent(e) à la tâche suivante.

2. Marchez lentement

Vous devez aller d'un point A à un point B dans l'EHPAD ? Marchez normalement. Pas vite. Normalement. Regardez autour de vous. Saluez les résidents que vous croisez. Prenez le temps. Vous arriverez 30 secondes plus tard. Et alors ?

3. Faites une seule chose à la fois

Arrêtez le multi-tâches. Quand vous animez un atelier, animez. Quand vous remplissez un dossier, remplissez. Quand vous discutez avec un résident, discutez. Ne faites pas trois choses en même temps. Ça ne vous fait pas gagner du temps. Ça vous en fait perdre.

4. Mettez de la lenteur dans vos gestes

Vous installez une table pour un atelier ? Faites-le calmement. Posez chaque chaise avec attention. Ce n'est pas une course. Vous préparez du matériel ? Prenez votre temps. Vos gestes seront plus précis, vous ferez moins d'erreurs, vous chuterez moins de choses.

5. Accordez-vous des micro-pauses

Toutes les heures, 2 minutes de pause. Vous allez aux toilettes, vous buvez un verre d'eau, vous regardez par la fenêtre. 2 minutes. C'est tout. Mais ces 2 minutes vont vous permettre de ne pas être en surchauffe permanente.

Au début, ça va vous sembler contre-intuitif. Vous allez avoir l'impression de « perdre du temps ». Mais au bout d'une semaine, vous verrez : vous serez moins fatigué(e), moins stressé(e), et paradoxalement plus efficace.

Mieux répartir (réorganiser pour respirer)

Dernière étape : réorganiser votre journée pour ne plus être en course permanente.

Parce que peut-être que le problème, ce n'est pas que vous faites trop de choses. C'est que vous les faites toutes au mauvais moment, sans respiration, sans espace.

Voici comment mieux répartir :

  • Espacez vos activités

Vous n'êtes pas obligé(e) d'enchaîner atelier sur atelier. Entre deux ateliers, laissez au minimum 30 minutes. Pour ranger. Pour souffler. Pour être disponible si un résident a besoin de vous. Pour boire un café. Pour exister autrement qu'en mode « go go go ».

  • Groupez les tâches similaires

Au lieu de faire un peu d'administratif le matin, un peu l'après-midi, un peu le lendemain, bloquez un créneau. 1 heure le mercredi matin, par exemple. Vous faites tout d'un coup. C'est plus efficace et ça évite d'avoir cette charge mentale permanente.

  • Identifiez vos moments de pic d'énergie

Vous êtes plus en forme le matin ? Mettez les activités les plus exigeantes le matin. Vous êtes meilleur(e) l'après-midi ? Faites l'inverse. Arrêtez de vous imposer de faire les choses difficiles quand vous êtes au plus bas de votre énergie.

  • Prévoyez des « tampons »

Votre planning ne doit jamais être rempli à 100%. Jamais. Parce qu'il y aura toujours des imprévus. Un résident qui va mal. Une urgence. Une activité qui dure plus longtemps. Si votre planning est à 100%, ces imprévus vont vous mettre en course. Si votre planning est à 70-80%, vous avez de la marge.

  • Mettez des « zones blanches »

Des moments dans votre journée où il n'y a RIEN de prévu. Rien. Vous êtes juste disponible. Pour les résidents qui veulent discuter. Pour vous. Pour respirer. Ces moments ne sont pas du temps perdu. Ce sont les moments les plus précieux de votre journée.

Exemple de réorganisation :

Avant :
9h-10h : Atelier
10h-11h : Atelier
11h-12h : Administratif
14h-15h : Atelier
15h-16h : Atelier
16h-17h : Rangement + divers

Après :
9h-10h : Atelier
10h-10h30 : Zone blanche (pause + disponibilité)
10h30-11h30 : Atelier
11h30-12h : Zone blanche
14h-15h : Administratif groupé
15h-16h : Atelier
16h-17h : Zone blanche (rangement tranquille + disponibilité)

Vous voyez la différence ? Même nombre d'ateliers. Mais de l'espace pour respirer. De l'espace pour l'imprévu. De l'espace pour être humain.

Retrouver un rythme humain

La lenteur comme acte de résistance

Il y a quelque chose de profondément subversif dans le fait de ralentir dans notre société moderne. Quelque chose de presque révolutionnaire.

Parce qu'on nous a vendu l'idée que rapide = bien. Que la vitesse est une valeur. Que celui qui va le plus vite gagne.

Mais dans votre métier, cette logique ne fonctionne pas. Vous ne travaillez pas avec des machines. Vous travaillez avec des êtres humains. Des êtres humains âgés, souvent fragiles, qui ont besoin de temps. De présence. De douceur.

Vous ne pouvez pas créer du lien en courant. Vous ne pouvez pas accompagner en mode urgence permanente. Vous ne pouvez pas apporter de la qualité de vie en étant vous-même dans le chaos.

Ralentir, c'est un acte de résistance. C'est dire non à cette injonction de productivité. C'est affirmer que votre métier ne peut pas se faire à toute vitesse. C'est poser vos limites.

Et vous savez quoi ? Les résidents le sentent. Quand vous êtes calme, ils sont calmes. Quand vous prenez votre temps, ils se sentent respectés. Quand vous ralentissez, vous leur offrez exactement ce dont ils ont besoin : une présence apaisée.

Alors oui, peut-être que vous ferez « moins » d'activités. Mais vous ferez des activités vivantes. Des moments vrais. Et au final, c'est ça qui compte, non ?

Mesurer l'efficacité autrement

Il faut qu'on parle de la façon dont vous mesurez votre efficacité. Parce que c'est là que tout se joue.

Si vous mesurez votre efficacité au nombre d'activités faites, au nombre de tâches cochées, au nombre de personnes vues...; alors oui, vous allez courir. Parce qu'il faudra toujours en faire plus pour vous sentir « efficace ».

Mais si vous mesurez votre efficacité autrement ?

Et si votre efficacité, c'était :

  • Le nombre de sourires que vous avez créés ?
  • La qualité de présence que vous avez apportée ?
  • Le calme que vous avez réussi à maintenir malgré les urgences ?
  • Cette résidente mutique qui a parlé pendant votre atelier ?
  • Ce moment de rire partagé avec M. Durand ?
  • Cette famille rassurée après que vous ayez pris 10 minutes pour discuter ?

Vous voyez, aucune de ces choses ne nécessite de courir. Au contraire. Elles nécessitent de ralentir. De s'arrêter. D'être vraiment là.

Alors changez vos critères. Arrêtez de mesurer votre valeur au nombre de choses que vous faites. Commencez à la mesurer à la qualité de ce que vous apportez.

Une journée où vous n'avez fait qu'un seul atelier mais où vous avez vraiment touché les résidents, où vous avez été pleinement présent(e), où vous rentrez chez vous le cœur léger...; c'est une journée réussie.

Une journée où vous avez fait 10 activités mais où vous avez couru partout, où vous étiez stressé(e), où les résidents vous ont sentie tendue...; c'est une journée ratée. Même si « objectivement », vous avez « fait plus ».

Conclusion : vous avez le droit de marcher

On arrive au bout. Et j'aimerais vous laisser avec cette image simple mais puissante.

Vous n'êtes pas obligé(e) de courir !

  • Vous avez le droit de marcher.
  • Vous avez le droit de prendre votre temps.
    Vous avez le droit de respirer entre deux tâches.
    Vous avez le droit de dire : « Là, j'ai besoin de 5 minutes. »
    Vous avez le droit de ralentir.

Ça ne fait pas de vous un(e) mauvais(e) professionnel(le). Au contraire. Ça fait de vous quelqu'un qui a compris que la qualité ne peut pas naître de la vitesse.

Cette semaine, je vous propose un défi : choisissez une journée où vous allez consciemment ralentir. Une journée où vous allez marcher lentement, respirer entre chaque tâche, mettre de l'espace dans votre planning.

Et observez. Observez comment vous vous sentez. Observez comment réagissent les résidents. Observez si, finalement, vous ne faites pas mieux en faisant moins vite.

Je parie que vous allez être surpris(e).

Parce que la vérité, c'est que vous n'avez jamais eu besoin de courir. Vous aviez juste besoin qu'on vous dise que vous aviez le droit de ne pas le faire.

Alors voilà. Je vous le dis : vous avez le droit de ne pas courir. Vous avez le droit d'avoir un rythme humain. Vous avez le droit de préserver votre énergie, votre santé, votre bien-être.

Votre métier est magnifique. Ne le gâchez pas en le transformant en marathon permanent.

Ralentissez. Respirez. Marchez.

Les résidents vous en remercieront. Et votre corps aussi.

 

P.S. : Si vous avez réussi à ralentir, même un peu, partagez-le en commentaire. Racontez-nous comment ça s'est passé. Parce que vos expériences inspirent les autres. Et parce qu'ensemble, on peut créer une culture professionnelle où la lenteur n'est pas une faiblesse, mais une force.

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